Portrait : Zôé, alto

Peux-tu te présenter ainsi que nous préciser ton parcours ?

J’ai 18 ans et je suis en L1 de musicologie à Sorbonne Université. J’ai commencé la musique en CM2. Mes parents voulaient m’inscrire au conservatoire et j’ai d’abord choisi la flûte, après avoir vu un concert de mon cousin flûtiste. Je me suis aussi inscrite dans la chorale du conservatoire, obligatoire à mon âge. Mon professeur de chœur m’a dit que j’avais un bon niveau et m’a proposé de rejoindre sa chorale jazz l’année suivante. Lorsque j’étais en 3e, j’ai auditionné pour le Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris et j’ai été retenue. J’ai ensuite participé au Chœur de jeunes et suis aujourd’hui à l’Académie du Chœur de l’Orchestre de Paris, qui est un chœur réunissant des chanteurs de 18 à 25 ans et qui chante aussi avec le Chœur d’adultes sur des productions importantes.

Qu'envisages-tu pour la suite ? Tes études, ton parcours professionnel ?

J’aimerais chanter mais c’est un métier difficile. Sinon, enseigner la musique à l’étranger – en Allemagne ou en Angleterre – me plairait.

Pourquoi le chant ?

J’ai toujours eu des affinités particulières avec le chant, même avant de suivre des cours au conservatoire. Ça s’est simplement amplifié avec les années.

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre le COSU ? Comment t'y sens-tu ?

À la rentrée universitaire, j’ai regardé la liste des pratiques musicales collectives de Sorbonne Université et j’ai vu qu’il y avait le COSU. Comme je faisais déjà du chœur, j’ai pensé que cela pourrait être avantageux de m’y inscrire et que ce serait une nouvelle expérience enrichissante. Et c’est super, parce que j’ai plein d’amis là-bas, non seulement dans le chœur mais aussi dans l’orchestre. Je trouve la cohésion d’ensemble très forte et cela donne de très belles productions. On rencontre aussi des étudiants qui sont en L2, en L3, en Master voire même qui ont déjà obtenu leur diplôme de Master mais qui continuent à venir. Cela ouvre des horizons, on voit ce qu’ils font aujourd’hui et on peut leur poser des questions !

Que penses-tu des événements organisés par le COSU qui visent à créer du lien avec le public (pauses-musique, concerts participatifs, répétitions ouvertes) ?

Je trouve cela bien qu’il y ait des enfants aux pauses-musique car c’est une approche de la musique classique qui est peut-être plus évidente pour eux : dans un vrai concert, il ne faut pas faire de bruit tandis que là ils sont libres de poser des questions. Je trouve que les répétitions ouvertes sont aussi de bons moments ! C’est super de montrer au public le travail musical, que celui-ci voit comment cela se passe en répétition.

Que penses-tu du programme du concert À double chœur ? Comment l’appréhendes-tu ?

C’est un gros morceau ! Quand on a commencé à le travailler, j’appréhendais un peu le résultat. C’est très impressionnant à chanter et, étant donné que nous ne sommes pas très nombreux, c’est aussi très responsabilisant : que les œuvres soient a cappella implique qu’il faille vraiment assurer sa partie. Je suis super contente de faire ce programme que je trouve très beau – en particulier le Poulenc. Même si l’appréhension est encore là, je suis quand même confiante parce que je sais que l’on est tous investis dans le programme et que l’on en rêve tous depuis le début de l’année…

Y a-t-il une œuvre que tu préfères dans le programme de cette saison ?

Figure Humaine de Poulenc. On l’écoute très souvent avec mes amis depuis qu’on a commencé à le travailler. On a aussi du coup une approche différente de l’œuvre puisqu’on l’écoute souvent et que l’on sait comment elle doit rendre. Elle est passionnante ! Sinon, je suis allée au concert Eroica de l’orchestre, et les deux œuvres de Lili Boulanger, D’un soir triste et D’un matin de printemps, étaient très belles et rendaient particulièrement bien.

Outre le classique, écoutes-tu d'autres styles musicaux ?

J’écoute un peu de tout. J’aime bien le jazz, la variété, la pop, le rap… J’écoute ce qui me plaît sans m’imposer de limitation de genres. En ce moment, j’aime bien ce que fait Kali Uchis. En rap français, j’aime bien Lomepal même si c’est un peu mainstream.

Si tu devais conseiller, sur le vif, trois œuvres à écouter absolument, lesquelles seraient-elles ?

La Litanie à la vierge noire de Francis Poulenc, la Symphonie n°3 de Mahler et les Vêpres de Rachmaninoff.

Et trois œuvres que tu aimerais chanter ?

Le « Duo des fleurs » du Lakmé de Léo Delibes, la « Mort de Didon » du Didon et Énée d’Henri Purcell et l’opéra La Traviata de Giuseppe Verdi, sans airs ou rôles particuliers… je trouve juste que c’est une très belle œuvre !

Quelque chose à ajouter ?

Ça va être monstrueux !