Portrait : Laure, soprano

© Nicolas Auproux

Peux-tu te présenter ainsi que nous préciser ton parcours ?

J’ai commencé la musique lorsque j’avais à peu près sept ans, au sein des chœurs de mon conservatoire – les chœurs d’enfants. J'ai ensuite intégré la maîtrise puis l’ensemble vocal féminin. En parallèle, j’ai débuté les cours de chant lyrique. À la fin de mon année de terminale, j'ai décidé de venir à Paris – je suis originaire de La Rochelle – afin d'étudier la musicologie. Je suis d'abord entrée au conservatoire d’Orsay puis au conservatoire du 18e arrondissement dans la classe de Catherine Dune. Actuellement, je suis en troisième année de musicologie. J’ai aussi créé avec des amis mon propre ensemble vocal, Les temps dérobés, dirigé par Félix Benati, également choriste au COSU. J'en suis à la fois vice-présidente, chargée de communication et choriste.

Qu'envisages-tu de faire par la suite ? Tes études, ton parcours professionnel ?

Je suis partagée. J’aime beaucoup la gestion et l'administration de la musique et aimerais donc bien intégrer le Master Gestion et Administration de la Musique de Sorbonne Université, pour devenir administratrice ou chargée de production au sein d'un ensemble vocal ou instrumental. Et, à côté, ma passion est le chant lyrique. Plus particulièrement, cela me plairait de chanter dans des chœurs. Donc par la suite essayer d'intégrer un chœur professionnel.

Qu’est-ce qui t’a motivée à chanter au COSU et comment t’y sens-tu ?

J’ai cherché un chœur dès mon arrivée à Paris. Le COSU allait de soi dans la mesure où il fait partie de Sorbonne Université. J'ai donc décidé de passer l’audition et ça a fonctionné. Le COSU est un super tremplin pour les jeunes musiciennes et musiciens, car il donne notamment l’opportunité de découvrir un large répertoire, de chanter dans des salles prestigieuses et parfois même de partir à l'étranger. Par exemple, il y a quelques année, on est partis à Abu Dhabi. Cela fait partie de mes meilleurs souvenirs au COSU.

As-tu un rôle particulier dans le chœur ?

Je suis, pour la deuxième année, déléguée du chœur. Je trouve que c’est une belle opportunité pour moi qui veux peut-être me spécialiser dans la gestion. Avoir un poste au Conseil d’Administration et pouvoir faire le lien entre le musical et l’administratif, c’est très important et c'est ce qui permet que tout fonctionne. Être déléguée, c’est représenter la voix du chœur.

Peux-tu nous dire deux mots sur la préparation d'avant-concert ?

L'essentiel du travail se fait en répétition : toute la préparation de l’œuvre, et surtout le côté musical qu’Ariel, notre chef de chœur, sert extrêmement bien. Et ce qui est vraiment chouette, c’est la mise en commun avec l’orchestre où l’œuvre prend tout son sens. C’est vraiment très gratifiant d’enfin découvrir l’œuvre dans sa globalité et plus seulement avec piano, bien que ce soit également super.


Que penses-tu du programme du concert Rossini/Debussy ? Comment l’appréhendes-tu ?

Au premier abord, le Stabat Mater de Gioachino Rossini ne fait pas partie de mes œuvres préférées, mais je trouve que c’est une œuvre très dramatique. Je pense qu’elle est vraiment conçue pour soliste, avec le chœur qui vient ponctuer toute cette action poignante et qui vient renforcer jusqu’à son paroxysme cet effet dramatique, avec une fugue finale gigantesque et puissante. Je pense que le concert va très bien se passer. C'est chouette que le grand chœur de l’UFR de Musique et musicologie nous rejoigne pour ce concert, afin de renforcer l’effectif et avoir vraiment un chœur Rossini. Sinon, concernant la Fantaisie pour piano et orchestre de Claude Debussy, je suis persuadée que ça va être magnifique. Debussy fait partie de mes compositeurs préférés.

Y a-t-il une œuvre que tu préfères dans le programme de cette saison ?

Deux. La Messe pour double chœur de Frank Martin et la cantate Figure Humaine de Francis Poulenc, qui sont des œuvres incroyables. J’ai vraiment hâte de les chanter.


Outre le classique, écoutes-tu d'autres styles musicaux ?

J’écoute énormément de choses. Beaucoup de classique, certes, mais aussi beaucoup d’électro. J'écoute également, de la house, du funk et beaucoup de jazz. J’essaie de découvrir un maximum de choses, sans m’attacher ni à un artiste, ni à un genre en particulier.

Et, pour finir, si tu devais nous conseiller sur le vif trois œuvres musicales à écouter, lesquelles seraient-ce ?

Didon et Énée de Henry Purcell, les Nocturnes de Debussy et L'Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel.

Quelque chose à ajouter ?

Venez nous écouter au concert a cappella le 21 mars !