Portrait : Étienne, basse

© Nicolas Auproux

Quel est ton parcours ?


Je ne suis pas étudiant à la Sorbonne, je fais des études à distance de paysagisme dans une école qui se situe à Angers. Avant cela, j’ai fait une Licence de langue à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales). Au niveau musical, je prends des cours de chant au Conservatoire du 20e arrondissement depuis 2017 et j’ai aussi fait de la guitare.


Pourquoi as-tu choisi d’intégrer le COSU ?


C’est une amie qui m’a parlé du COSU, elle m’a dit qu’il fallait absolument que j’aille dans un choeur étudiant ; soit à l’OCUP soit au COSU. J’ai été à l’OCUP (Orchestre et Choeur des Universités de Paris) l’année dernière, c’est une très grosse structure, on était environ 200, j’ai beaucoup aimé. Et cette année, j’ai décidé de passer l’audition pour intégrer le COSU, histoire de changer ! Avoir une pratique chorale m’aide à améliorer mon niveau de solfège, à le mettre en pratique. Et puis le COSU c’est toute une aventure en dehors des répétitions, l’ambiance est superbe, les productions permettent de découvrir de nouveaux lieux… J’espère que mon emploi du temps me permettra de rester l’an prochain !


Qu’est-ce que tu aimes dans la musique en particulier ?


Je ne suis pas du tout musique classique de base. Mais ce que j’aime dans la pratique du choeur, c’est le principe de chanter tous ensemble, c’est très stimulant. Sinon j’aime tous les styles de musique à part le rap et le métal. J’écoute de plus en plus de musique chorale. L’oeuvre qui me marque en ce moment est Roméo et Juliette de Gounod. Je la chante dans le cadre d’un projet d’art lyrique regroupant les conservatoires des 12e, 13e et 20e et c’est très beau.


Que penses-tu du programme du concert Résonnances russes ?


J’aime particulièrement le Taneyev. La Messe de Stravinsky a été beaucoup plus compliquée à appréhender pour moi, c’est une oeuvre difficile, un style de musique que je n’ai pas l’habitude d’écouter. Mais à force de travailler cette pièce, je commence à l’apprécier.


Où te vois-tu dans 10 ans ?


C’est peut-être un peu prétentieux mais je me vois bien dans les choeurs de l’Opéra National de Paris. En fait le chant est une vocation qui est née pour moi grâce à la pratique dans les choeurs comme l’OCUP et le COSU.