Portrait : Clara, soprano

© Gaétan Vernier

Peux-tu te présenter et nous préciser ton parcours ?
Je m’appelle Clara, j’ai 21 ans. J’ai commencé la musique très jeune et j’ai débuté ma pratique du chant à la Maîtrise de Radio France en parallèle d’une formation d’orgue très intensive. J’ai commencé le chant soliste en conservatoire en même temps que je me suis inscrite en Licence de Musique et Musicologie à Sorbonne Université. J’espère que ma formation me permettra de devenir chanteuse lyrique, que cela soit en tant que soliste ou choriste. Cela dépendra de mes choix d’orientation à venir. 
 
Quelles raisons t’ont poussée à venir chanter au COSU ?
Dans le cadre du cursus de Musicologie, il nous faut choisir une pratique collective obligatoire. J’ai choisi de m’inscrire au COSU parce que j’y avais de nombreux amis avec lesquels j’avais chanté par le passé à la Maîtrise de Radio France.

Tu seras soliste lors du concert Shakespeare romantique. Comment t’es-tu préparée à l’audition en vue du ce concert et comment as-tu travaillé la pièce que tu vas interpréter ?
J’ai déjà passé quelques auditions, ce qui me permet de savoir aujourd’hui comment les préparer. J’ai travaillé seule, de la même manière que je travaille habituellement mes morceaux de conservatoire. L’œuvre que je vais chanter est en anglais et, ma mère étant écossaise, je n’ai pas vraiment eu de problèmes avec la langue. Après avoir passé l’audition, j’ai travaillé le morceau dès que j’avais du temps de libre.

As-tu déjà été soliste par le passé ?
Ce concert est ma première expérience en tant que soliste avec orchestre et chœur. Je suis vraiment très enthousiaste et j’attends ce moment avec impatience. J’essaie de rester positive et enjouée plutôt que de céder à la peur qui accompagne forcément une telle expérience. C’est très différent de chanter avec orchestre car on y est soutenus par une multitude de timbres avec lesquels on peut dialoguer, d’autant plus dans la musique de Mendelssohn, qui est merveilleuse. Chanter avec piano est une expérience plus intime.

Que penses-tu du programme du concert ?
J’aime beaucoup le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn. Cette œuvre me rappelle une expérience que j’ai eue avec Radio France : on avait chanté cette œuvre avec le Philharmonique de Radio France et Kurt Masur à la baguette. Ce sont plein de souvenirs qui reviennent ! La musique de Berlioz est, quant à elle, très orchestrale. C’est donc un univers totalement différent. Ce qui suggère que le travail avec l’orchestre est lui aussi très différent. J’ai particulièrement aimé la précédente répétition commune avec l’orchestre et le chœur. C’était très impressionnant de découvrir cette masse instrumentale et cette puissance sonore exprimées dans les œuvres de Berlioz. 
 
Est-ce qu’il y a une œuvre que tu as particulièrement aimé chanter cette saison ?
Oui, j’ai véritablement aimé chanter Figure Humaine de Poulenc. Le concert À double chœur a été une expérience extrêmement enrichissante en ce que le programme était très exigeant et qu’il fallait que l’on se motive mutuellement pour surmonter ensemble les difficultés qui lui sont liées. Ce fut pour tout le chœur un grand moment de cohésion, nécessaire pour parvenir à assembler cela bout à bout ! Ce n’était pas gagné d’avance. Le concert était stressant parce qu’a cappella, mais cela s’est très bien passé ! J’aime beaucoup l’acoustique de l’Amphithéâtre Richelieu et le concert restera pour moi un très beau souvenir.

Quelles œuvres rêverais-tu de chanter ?
J’aimerais beaucoup chanter de l’opéra, que ce soit en tant que soliste ou choriste. Je pense que ce serait là l’accomplissement de quelque chose… Il y a beaucoup d’œuvres que j’admire, comme les Dialogues des Carmélites de Poulenc, Anna Bolena de Donizetti ou encore Manon de Massenet. Je trouve le personnage de Manon particulièrement intéressant car ses choix peuvent être interprétés différemment et cela apporte des subtilités fascinantes dans le jeu et la mise en scène.