Portrait : Virgile, contre-ténor

© Nicolas Auproux

Quel est ton parcours universitaire et musical ?
Je viens d’entrer en deuxième année de Musicologie à l’Université de Paris-Sorbonne. L’année dernière, j’étais en Hypokhâgne au lycée Fénelon de Paris avec la spécialité musicologie. J’ai décidé cette année d’arrêter la prépa littéraire pour me spécialiser dans le chant. J’en fais depuis 3 ans activement et je suis depuis 2 ans au Conservatoire à Rayonnement Départemental (CRD) de Pantin. Je chante tout le temps, que ce soit sous ma douche, avec des amis ou au conservatoire. Cette année, j’ai décidé d’oser et de me consacrer entièrement à ça. Avant ça, j’ai également fait du piano et du solfège.

Pourquoi as-tu choisi d’intégrer le COSU ?

C’est un peu par hasard que j’ai intégré le COSU, je ne le connaissais pas du tout au début. En fait, je ne savais pas quelle pratique collective choisir et on m’a proposé de passer les auditions du COSU qui recrutait à ce moment-là.

Tu as une place particulière dans le chœur, peux-tu nous en parler ?
Je chante avec les femmes (avec les altos) parce que je suis contre-ténor. C’est ma tessiture, je chante en voix de tête !

Quel est l’événement du COSU que tu attends avec le plus d’impatience ?

J’ai hâte de chanter le programme du concert Résonances russes, notamment les œuvres du compositeur Sergei Taneyev parce que je parle le russe et c’est une culture que j’adore ! Mais je suis aussi très impatient de chanter la Symphonie n°9 de Beethoven, je pense que ce sera un concert exceptionnel !

As-tu une œuvre préférée ? Quel répertoire a ta préférence ?

Dans le répertoire de chant choral c’est le Stabat Mater de Poulenc. Je trouve magnifique la manière dont Poulenc traite les voix. J’ai d’ailleurs appris que le COSU l’a chanté l’année dernière et je re-grette de ne pas y avoir participé. En tant que contre-ténor, je suis amené à chanter beaucoup de musique baroque (Haendel, Purcell) car c’est le répertoire qui est le plus important pour ma voix. En formation de chanteur, je travaille aussi des œuvres romantiques mais dans ces cas-là, je chante des œuvres destinées aux femmes. Je n’ai pas encore été amené à travailler des œuvres contemporaines, mais je vais surement le faire dans le futur.

Comment se passent les répétitions au COSU avec Jérôme Polack ?

C’est très physique ! On a 2h30 de répétition par semaine et Jérôme ne nous lâche pas, c’est très bien car on a de quoi faire. J’aime bien que Jérôme nous fasse travailler le texte car quand on ne parle pas l’allemand, la prononciation est très difficile. L’œuvre de Beethoven nécessite un grand soutien et beaucoup de force, ce qui s’obtient notamment grâce à une bonne maîtrise du texte.