Portrait : Margarita, alto

Margarita fait partie du pupitre des alti du Chœur Sorbonne Universités et sera sur scène les 28 et 30 mars prochains pour les concerts Shakespeare in songs.

© Léo Andrés

Quel est ton parcours universitaire et musical ?

Je suis en deuxième année de Licence de Musicologie à Paris-Sorbonne et en deuxième année du cycle spécialisé au CRR de Saint-Maur, mais aussi en fin de second cycle de chant au conservatoire du Kremlin-Bicêtre dans la classe de Philippe Bodin. Je chante depuis cinq ans et fais du piano depuis treize. J’ai débuté le conservatoire à 8 ans dans un chœur. Puis je me suis dit : « Je vais prendre des cours particuliers ».

Au tout début je ne savais pas que j’étais alto, je chantais naturellement les parties aiguës. Mais quand j’ai grandi ma voix a mué, et peu à peu ma professeure m’a dit : « Tu as peut-être une voix plus grave qu’on ne le pense. »

Que t’apporte le fait de chanter dans un chœur à l’université ?

Cela apporte beaucoup au niveau musical, et de la culture musicale. Il y a un héritage tellement grand de musique chorale dans l’histoire de la musique que c’est intéressant de le découvrir, et la meilleure façon c’est de chanter ce répertoire dans un chœur. On chante des pièces d’époques et de sociétés différentes. C’est très intéressant de voir comment on les déchiffre, comment on peut les interpréter. C’est différent de la pratique individuelle. Il est agréable de travailler avec des musiciens talentueux au COSU, et notre chef de chœur Ariel Alonso est vraiment génial. Il a toujours des propositions intéressantes, c’est vraiment enrichissant.

Comment se déroule une répétition avec Ariel Alonso ?

Avant de chanter, on fait des échauffements un peu physiques pour débloquer certaines parties du corps, pour être à l’aise dans la posture, puis des échauffements vocaux. Ensuite des exercices de souffle pour stabiliser la respiration. Enfin, on fait trois ou quatre vocalises pour échauffer la voix à des registres différents, cela représente environ vingt minutes. Après toutes ces étapes, on travaille les œuvres. Lorsque les morceaux sont nouveaux, on les travaille partie par partie ou parfois voix par voix. Notre accompagnateur, Thomas Tacquet, nous aide souvent. Et pour les œuvres que l’on connait bien : on travaille la musicalité, on enchaîne, on travaille les points artistiques et musicaux.

Le COSU propose des événements de différents formats : concerts a cappella, participatifs, répétitions ouvertes, pauses-musique, etc. Quel type d’événement préfères-tu ?

C’est très difficile de choisir ce que je préfère, parce qu’ils sont tous différents et intéressants, chacun à leur manière. Mais je pense que si je dois en choisir un, ce serait les concerts où l’on chante avec l’orchestre. Comme on ne le fait pas souvent, c’est une réelle joie. En plus on est nombreux, ça créé des liens avec les musiciens. C’est un grand événement !

Quelle est ton œuvre préférée du programme Shakespeare in songs, et pourquoi ?

C’est le cycle de Mäntyjärvi. Je n’ai pas d’explication très nette, c’est une œuvre proche de moi-même, de mon âme. Elle me procure des sentiments assez spéciaux. Surtout que la troisième partie de ce cycle est très bien mise en musique. Le texte est un poème tiré de Macbeth. C’est une scène de sortilège, un peu magique. Je trouve que cette caractéristique est très bien transmise par la musique.

Concerts Shakespeare in songs

Mardi 28 mars 2017 | Auditorium Sorbonne Universités | UPMC
Jeudi 30 mars 2017 | Amphithéâtre Richelieu | Sorbonne

 

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