Portrait : Clara, Maïmiti, Grégory et Kirill, chanteurs

Clara, Maïmiti, Grégory et Kirill font partie du Chœur Sorbonne Universités.
Ils sont solistes dans la Messe en ré majeur op. 86 de Dvorak, œuvre au programme du concert du 9 décembre 2015 (Grand Amphithéâtre de la Sorbonne).

Quel est votre parcours universitaire et musical ?

Kirill
: Je suis actuellement en 3ème année de licence de philosophie à la Sorbonne. Je suis aussi séminariste près de Paris et j’ai commencé le chant à l’âge de 7 ans.
Clara : Je suis étudiante en 2ème année de licence d’anglais à la Sorbonne et j’étudie le chant dans la classe d’Elsa Maurus au conservatoire du 9ème arrondissement. Je chante depuis que j’ai 12 ans.
Maïmiti : J’ai effectué l’ensemble de mes études à la Sorbonne (une licence de musicologie suivie d’un master Enseignement). Cette année, je fais un master Recherche. Je suis aussi étudiante en chant au conservatoire du 18ème arrondissement depuis mes 18 ans.
Grégory : J’ai fait une licence de musicologie et je vais m’inscrire en master Enseignement. J’étais saxophoniste mais j’ai arrêté. Aujourd’hui je joue du clavecin et j’ai commencé l’orgue.

Qu’est-ce qui vous a poussés à intégrer le COSU ?

K : Un ami séminariste qui chantait déjà dans le COSU me l’a conseillé. Et je savais que c’était un chœur, certes étudiant, mais de très haut niveau.
C : J’ai eu beaucoup d’échos positifs à propos d’Ariel Alonso et la programmation de cette saison m’a interpellée. Ça m’a donné envie de passer l’audition. Ça faisait longtemps que je n’avais pas chanté dans un chœur.
G : J’avais chanté dans un chœur au lycée, j’ai donc naturellement choisi le COSU comme pratique collective en licence et j’ai passé l’audition pour le petit chœur.

Aujourd’hui, est-ce votre première expérience en tant que soliste ?

K : Oui pour une œuvre d’aussi grande envergure mais j’ai déjà eu l’occasion de chanter en soliste avec mon séminaire.
C : Pour ma part, il s’agit de ma première expérience de soliste avec orchestre symphonique.
M : C’est la même chose pour moi : j’avais déjà chanté avec des chœurs amateurs, mais aujourd’hui c’est un vrai challenge.
G : Oui c’est ma première expérience, c’est donc assez stressant. Comme je ne prends pas de cours de chant, ça demande beaucoup plus de travail. Mais c’est une belle opportunité !

Comment abordez-vous cette œuvre de Dvorak ?

C : Comme je suis aussi violoniste, j’ai fait partie d’un orchestre qui a joué cette messe. Elle m’est donc familière. C’est intéressant de l’aborder aujourd’hui en tant que chanteuse.
K : Selon moi, ce type d’œuvre qui se situe à mi-chemin entre la musique d’église et la musique sacrée de concerts porte la beauté de la tradition ecclésiastique.
M : La dramaturgie de l’écriture rend l’œuvre très intense. Il y a des passages à nu pour la voix d’alto, ce qui n’est pas toujours évident.
G : J’avais déjà eu l’occasion de chanter plusieurs messes comme celles de Mozart et de Puccini mais je ne connaissais pas du tout celle de Dvorak. Ce n’est pas une œuvre que j’irais écouter par moi-même mais c’est agréablement surprenant.

Quel avenir professionnel envisagez-vous ?

C : Pour moi, l’important c’est de travailler dans la musique.
M : Je n’ai pas d’idée précise pour le moment, en tout cas, je souhaite terminer mon cursus de chant.
K : Je me prépare à devenir prêtre et j’aimerais pouvoir enseigner la philosophie en même temps.
G : Je voudrais devenir professeur de musique.

Entretien réalisé par Héléna Delmas-Pastor et Violette Viannay
(stagiaires Master Gestion et Administration de la Musique)

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Concert du 9 décembre 2015

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