Portrait : Charline, trompettiste

Charline est une des trompettistes de l’Orchestre Sorbonne Universités. Elle nous parle ici de son parcours, du COSU et du concert Beethoven | Méhul | Xu Yi | Tomasi qui aura lieu mardi 15 mars au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne (billetterie clôturée, pas de vente sur place le soir-même).

Quel est ton parcours universitaire ?

Je suis en deuxième année de licence de Musique et musicologie à l’université Paris-Sorbonne. J’ai souhaité intégrer le COSU car beaucoup d’amis me l’ont conseillé. C’est le meilleur orchestre dans lequel j’ai joué jusqu’à présent !

Comment as-tu découvert la trompette ?

Quand mon grand-père est décédé, il nous a légué ses affaires et on a récupéré une trompette. On a tous essayé cet instrument qui nous paraissait étrange. J’ai été la seule à réussir à sortir un son. J’ai adoré et j’ai commencé à en jouer un an plus tard.

Quelle formation musicale as-tu suivi ?

J’ai commencé mes études de trompette au conservatoire de Maurepas dans les Yvelines. En troisième, je suis entrée au conservatoire de Versailles.
Par la suite, j’ai fait un bac TMD (Techniques de la Musique et de la Danse) en horaires aménagés. Aujourd’hui, je suis toujours à Versailles et je passe mon DEM* cette année.

Comment se passe la préparation de la création de Chant des muses et le travail avec la compositrice ?

La lecture de la partition avec Xu Yi était très intéressante. Dans cette pièce, les percussions ont un rôle primordial et le reste de l’orchestre joue plutôt des effets sonores. Il y a beaucoup d’accords avec des quarts de tons qui rendent l’interprétation intéressante. C’est très bien pour travailler la justesse.

Comment appréhendes-tu le travail des Fanfares liturgiques, une œuvre qui met en avant le pupitre de cuivres ?

Je suis super contente de jouer ce morceau ! C’est une pièce qui me tient à cœur car mon instrument y occupe vraiment une place centrale.

Quelles pièces joues-tu en ce moment ?

Sonatine de Jean Françaix et le Concerto pour trompette de Ponchielli.

Quel grand trompettiste aurais-tu aimé rencontrer ?

Maurice André ! Pour moi c’est le maître. Mon professeur était son élève et d’après-lui, c’était quelqu’un de très généreux. La trompette est un instrument assez difficile. Mais dans sa pédagogie, il avait tendance à dire que c’était facile. C’est vers là qu’il faut tendre quand on joue de la trompette.

Quels sont tes projets musicaux ?

L’année prochaine, j’envisage de rentrer en cycle de perfectionnement à Versailles. Je souhaite ensuite tenter des concours pour les conservatoires supérieurs.

Entretien réalisé par Héléna Delmas-Pastor et Violette Viannay
(stagiaires Master Gestion et Administration de la Musique)

 

*Diplôme d’études musicales