Portrait : Camille, flûtiste

Camille est un des flûtistes de l’Orchestre Sorbonne Universités. Il nous parle ici de son parcours, du COSU et du concert d'ouverture Es kommt ein Schiff qui aura lieu jeudi 8 décembre 2016 à l'Église Saint-Eustache.


Quel est ton parcours universitaire et musical ?

Je suis en première année de licence de Musique et musicologie à l’Université Paris-Sorbonne. En parallèle, je suis au Conservatoire de Boulogne-Billancourt. Je faisais un Diplôme d’études musicales (DEM) de piano, et en 2015 j’ai commencé un DEM de flûte. Mes parents pratiquent la musique en amateur, j’ai donc baigné dedans depuis mon enfance. J’ai commencé la musique à l’âge de 5 ans dans une petite école avec ma sœur, et j’ai vite choisi le piano. Ce n’est que récemment que j’ai débuté la flûte et je compte bien continuer.

Comment as-tu découvert la flûte ?

Ma mère joue de la flûte, c’est elle qui m’a inspiré et j’ai ainsi débuté cet instrument. Ce que j’aime dans la flûte c’est la possibilité de travailler en orchestre et je trouve cela très enrichissant. Je continue toujours le piano, mais je sais que je vais devoir faire un choix, car je ne peux pas travailler sérieusement ces deux instruments en plus de la pratique en orchestre et des cours à l’université.

Quand et pourquoi as-tu intégré le COSU ?

J’ai intégré le COSU cette année, pour ma rentrée en première année de licence à Paris-Sorbonne. À l’audition, j’ai interprété le premier mouvement du Concerto de Devienne et on m’a demandé de déchiffrer des extraits du programme à venir de l’orchestre.
D’ordinaire, on pratique l’instrument tous les jours sans forcément voir d’autres musiciens, en dehors de la musique de chambre. J’ai eu quelques expériences de pratique collective au conservatoire, mais c’était compliqué parce qu’il y avait beaucoup de flûtistes. Avec le COSU, j’ai trouvé un ensemble de qualité pour toute l’année. Il permet en plus d’acquérir un répertoire qu’on ne peut pas jouer tout seul.

Que t’apporte le fait de jouer en orchestre ?

En première année, il y a tellement de monde en cours qu’on ne se connaît pas. Jouer dans un orchestre permet d’écouter les autres, de rencontrer des gens et de créer des liens plus facilement.
 
Quelle œuvre du programme préfères-tu, et pourquoi ?

Pour l’instant c’est Romeo et Juliette. Tchaïkovski, c’est de la belle musique. C’est très  poignant comme œuvre, et il y a une belle partie pour la flûte.
La musique correspond très bien à l’histoire de Shakespeare. On ressent l’opposition et beaucoup de contrastes entre les passages très chantés et les moments plus violents.

Quelle œuvre travailles-tu en ce moment en dehors du COSU ?

En ce moment, je travaille la Sonatine de Pierre Sancan et un concerto pour flûte de Mozart. Mon répertoire au conservatoire est assez différent que ce que je joue au COSU en ce moment. Mozart est classique, Tchaïkovski post-romantique et Sancan a composé au xxe siècle.

Comment vois-tu ton avenir professionnel ?

J’aimerais bien être flûtiste dans un ensemble. Mon rêve est de jouer dans un orchestre et de donner des cours. J’ai déjà de l’expérience en tant qu’enseignant car je remplace régulièrement un professeur de flûte. Partager sa connaissance d’un instrument demande un point de vue différent et une prise de recul sur sa pratique. Il faut par exemple arriver à transmettre une technique qui nous semble facile puisqu’acquise depuis longtemps.

Concert du 8 décembre 2016