Portrait : Ariane, violoniste

Ariane fait partie du pupitre des violons 1 de l’Orchestre Sorbonne Universités et sera sur scène les 14 et 17 mars prochains pour les concerts Climats.

© Léo Andrés

Quel est ton parcours universitaire et musical ?

J’ai fait un semestre en licence de Musique et musicologie à l’Université Paris-Sorbonne. J’aimais beaucoup les locaux du Centre Clignancourt et les cours dispensés en musicologie étaient très intéressants. J’ai par la suite décidé de me concentrer sur mes études au conservatoire d’Aulnay-sous-Bois où je suis un cycle spécialisé afin d’obtenir le Diplôme d’Études Musicales. J’étudie depuis trois ans avec le même professeur et ça se passe très bien.

Pourquoi as-tu choisi le violon ?

Mes parents sont musiciens ; mon père clarinettiste et ma mère pianiste. J’ai donc baigné dans la musique depuis toute petite. Ma mère m’a bercée dans l’univers de la musique dite « classique » et mon amour du violon en particulier est né quand, un jour chez mes grands-parents, j’ai vu un violoniste dans un programme à la télévision. Je me souviens d’avoir été très impressionnée par cet instrument. Depuis ce moment, je suis amoureuse du violon. Naturellement, quand j’ai commencé à étudier la musique formellement, j’ai vite choisi le violon comme instrument et cette passion continue toujours. Je suis très contente de mon choix. Le violon est tellement versatile en tant qu’instrument et il s’intègre facilement dans les orchestres, la musique de chambre et les quatuors.

Tu as intégré le COSU il y a 6 mois, quel est ton bilan jusqu’alors ?

J’ai entendu plein de bonnes choses sur le COSU. Pour moi c’était impératif de tenter d’y entrer dès mon arrivée à l’Université Paris-Sorbonne. Il y a un très bon niveau et le choix du répertoire est sublime. On s’entend tous très bien, l’ambiance est super entre les « anciens » musiciens et les nouveaux, tout le monde s’est très bien intégré. Je suis très contente de faire partie du COSU, c’est comme une famille pour moi.

Que peux-tu nous dire sur le programme Climats ?

C’est un programme très beau, mais dense. La Symphonie n°6 de Beethoven, c’est une symphonie que tout le monde connaît. Cette notoriété et le fait qu’elle soit très longue et difficile impliquent des challenges techniques et artistiques. Le Concerto pour violon de Sibelius est un concerto que tous les violonistes aspirent à jouer un jour. Les approches techniques sont très différentes pour ces deux œuvres. Pour ce qui est de Rain Water de Marc Battier, c’est un véritable défi de jouer une pièce contemporaine, d’autant plus que ce sera la création française de l’œuvre.

Comment abordes-tu la préparation d’une création comme celle de Marc Battier ?

Rain Water est le style d’œuvre que j’ai l’habitude d’aborder en solo. Je n’ai cependant jamais joué une œuvre de ce genre en orchestre. Notre façon de la travailler et la technique employée n’a rien à voir avec les autres œuvres qui sont plus similaires en genres. Il faut beaucoup travailler sur la mise en place de l’œuvre, sur les couleurs et les timbres des instruments. Les nuances seront très importantes. C’est une œuvre qui demandera beaucoup de concentration.

As-tu un concerto préféré ?

Je n’ai pas de concerto préféré mais il y en a plusieurs que j’aime beaucoup. En ce moment, c’est le Concerto pour violon n°2 de Saint-Saëns, en particulier le premier mouvement.

Comment vois-tu ton avenir professionnel ?

Sûrement dans le milieu musical parce que je ne me vois pas ailleurs. Une carrière solo ne m’intéresse pas forcément. Pour moi, la carrière idéale serait d’être professeur au conservatoire. La pédagogie et l’enseignement m’intéressent beaucoup. C’est important d’avoir des gens qui veulent transmettre leur passion pour la musique aux plus jeunes : leur apprendre à jouer un instrument, leur donner le goût pour la musique. J’aimerais aussi jouer dans un ensemble de musique de chambre en parallèle pour ne pas perdre mon niveau de violon.

Concerts Climats

Mardi 14 mars 2017 | Auditorium du Centre Clignancourt
Vendredi 17 mars 2017 | Grand Amphithéâtre de la Sorbonne

En savoir plus