Le COSU créé l'œuvre de Salim Dada

Compositeur, musicologue et musicien poly-instrumentiste (guitare, kwitra, ‘ud, buzuq, ukulélé, percussions…), Salim Dada est d’abord médecin de formation, dessinateur et peintre de passion. Après une dizaine d'années d’apprentissage et de composition en autodidacte, il étudie l’Écriture musicale (harmonie, contrepoint, analyse) avec la théoricienne Gulnara Bouyagoub à l’Institut National Supérieur de Musique à Alger et le compositeur Jean-Luc Kuczynski à l’école d’écriture et de composition musicale à distance « Polyphonies » en France (2002-2005), la Direction d’orchestre avec le maestro Guido Maria Guida au Conservatorio Statale di Torino (2008-2010), et la Musicologie à l’Université Paris-Sorbonne où il obtient une Maîtrise et un grade de Master Recherche en Musique et Musicologie (2010-2012). Depuis, il prépare une thèse de doctorat en ethnomusicologie sur « Al-Adhân : l’appel à la prière en islam », dirigé par François Picard à l’Université Paris-Sorbonne et l’Institut de Recherche en Musicologie (CNRS, BnF).

En tant que compositeur, entre 2006 et 2009, Salim Dada était le premier à être nommé compositeur en résidence de l’Orchestre Symphonique National d’Algérie. Durant cette période, il a créé sept œuvres symphoniques de différentes factures dont Fantaisie sur un air andalou pour flûte et orchestre, le poème symphonique Souvenirs d’enfance et les danses symphoniques Lounga Nahawound, Lounga Dil et Bent Essahra. Depuis 2011, il est compositeur en résidence de l’Orchestre Symphonique Divertimento dirigé par Zahia Ziouani. Avec cet orchestre francilien il a crée plusieurs nouvelles partitions : Afri. Rhapsodie Africaine (à l’occasion des Olympiades de Londres 2012), le poème symphonique Tableaux d’une vie arabe (Lauréat des commandes Fond d’Action SACEM 2012), l’ouverture symphonique Dzaïr (créée à La Fête de l’Humanité 2013), ainsi que la danse symphonique Taous pour nêy et orchestre (2018).

Compositeur prolifique, membre de la SACEM et de l’ONDA, Salim Dada a à son actif plus de 100 compositions (symphonique, musique de chambre, takht arabi, guitare, soli, musique pour image, musique didactique, etc.) qui ont été primées et jouées par plusieurs orchestres et formations et dans plusieurs pays du monde (Algérie, France, Allemagne, Italie, Syrie, Égypte, Pays-Bas, Espagne, États-Unis, Argentine, Bolivie, Qatar, Tunisie, Palestine, Jordanie, Liban, Belgique, Portugal, Maroc, Vatican, etc.). En outre, Salim Dada a signé des BO d'importants films tels que Ben Boulaïd (2008) du réalisateur algérien Ahmed Rachedi, Augustine, Son of Her Tears (2016) du réalisateur égyptien Samir Seif et Ibn Badis (2017) du réalisateur syrien Basel Al-Khatib, ainsi que le ballet La flamme du Sahara, chorégraphie de Fatma-Zahra Namous et d’Ahmed Khemis et création du Ballet National en 2016.

Salim Dada est également un auteur régulier d’articles scientifiques, chapitres d’ouvrages collectifs et notices musicologiques. Ses centres d’intérêt se portent sur l’étude et l’analyse des musiques algériennes, l’organologie nord-africaine, l’ethnographie musicale à l’époque coloniale, l’appel à la prière et les musiques rituelles en islam, la rythmologie, les musiques d’Azerbaïdjan, les compositions pour guitare, etc. Il écrit en français, en arabe et en italien.

À la fin 2014, Salim Dada retourne en Algérie et rejoint en tant que chercheur musicologue le Centre National de Recherches en Préhistoire, Anthropologie et Histoire (CNRPAH) à Alger et devient en 2015, responsable du Laboratoire d’organologie au Centre des Études Andalouses à Tlemcen (annexe CNRPAH). Il enseigne également Guitare, Formation Musicale, Analyse musicale et Direction d’orchestre à l’ENS-Kouba, l’INSM-Alger et la Garde Républicaine Algérienne. En 2018, l’Office National des Droits d’Auteurs et des Droits Voisins (ONDA) le nomme président de la Commission d’identification des œuvres musicales.

Le 31 octobre 2016, Salim Dada a été honorifié au Cairo House Opera par le 25e Festival et Congrès de la Musique Arabe pour l’ensemble de son œuvre et son apport à la musique arabe contemporaine.

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Le 16 mars 2018, le COSU créera L'Amour est ma croyance de Salim Dada dans le cadre du concert Au croisement des cultures. Par ici pour la billetterie ! Le concert sera précédé d'une conférence du compositeur à laquelle vous pouvez vous inscrire gratuitement.

Le 22 février 2018 sera aussi l'occasion de présenter son Quatuor à cordes Fine Dell'Inizio lors de la pause-musique Traversée sonore dont vous pouvez retrouver une discussion autour de l'œuvre.